Le CEO de Palantir met la Suisse en garde contre un rapprochement avec l’UE
Alexander Karp, entrepreneur high-tech américain et CEO de Palantir, aime les Alpes suisses et pas uniquement parce qu’il s’y adonne au ski de fond. Il apprécie également les avantages de notre pays sur le plan politique et espère que nous ne les abandonnerons pas.
«J’apprécie vos écoles, votre sécurité et votre démocratie directe», explique ce milliardaire dans le magazine «Interview by Ringier». Il veut que la Suisse aille bien, notamment, bien sûr, parce que son hub européen y a son siège.
Alexander Karp explique très simplement le modèle commercial de Palantir à ses clients. «Nous sommes une entreprise suisse. Nous fabriquons de bons produits et souhaitons être rénumérés en conséquence.»
Une Europe bien sombre
Alexander Karp est d’autant plus sceptique envers l’Europe. Il critique la politique migratoire européenne. Selon lui, elle influence la criminalité, l’intégration sociale et les flux de capitaux.
Il fustige également la «classe politique» européenne: il estime qu’elle a perdu le contact avec la réalité et avec sa propre population. Il le dit d’ailleurs ouvertement aux décideurs: «Je leur dis que la situation est sombre en Europe et qu’elle le restera s’ils ne le réalisent pas.»
Le rattachement à l’UE est une impasse
Il conseille à la Suisse de penser à elle-même. «J’espère que l’Europe changera, mais je ne vois pas comment. La Suisse devrait donc viser une alliance plus étroite avec les USA.» Il considère un rapprochement avec l’Union européenne comme une impasse. «Je ne fais pas de jugement de valeur. Je dis juste que cela ne fonctionnera pas.»
La Suisse favorise-t-elle les mauvaises personnes?
Alexander Karp met le doigt sur un tabou: tandis que n’importe quel citoyen de l’UE a le droit de venir en Suisse, les personnes hautement qualifiées en provenance de pays tiers sont désavantagées. Alexander Karp préconise donc de modifier notre manière de voir les choses: la Suisse devrait «miser sur une immigration hautement qualifiée à l’instar de Singapour plutôt que d’accorder le libre accès à tous les Européens».
Alexander Karp parle d’expérience: «Un de mes collaborateurs, ici, chez Palantir, parle parfaitement allemand, a des ancêtres suisses et aimerait s’établir en Suisse. Mais c’est difficile parce qu’il est américain.»
Ce serait plus simple s’il était bulgare.