19. septembre 2026

Sondage auprès de l’électorat: proximité avec l’UE, oui – rattachement, non!

Seul un tiers des électrices et électeurs estime que les responsables politiques suisses sont en mesure de réagir, de manière rapide et appropriée, aux crises mondiales. Par ailleurs, près de la moitié considère que les politiques sont mal armés pour résister à la pression des grandes puissances, à peine un cinquième jugeant que la Suisse est bien préparée. Voilà ce que révèle une nouvelle étude menée par Pro Futuris et l’Université de Berne sur mandat de la Société suisse d’utilité publique SSUP, pour laquelle 2414 électrices et électeurs de Suisse alémanique et de Suisse romande ont été interrogés. Le quotidien «NZZ» en rend compte en détail.

En même temps, l’étude indique dans quelle direction la population souhaiterait voir évoluer la politique extérieure: 59% désirent que la Suisse s’engage davantage en faveur du droit international, des droits humains et de la démocratie à l’échelle internationale, quitte à subir des inconvénients économiques. Environ 60% accordent plus d’importance à la coopération en matière de politique de sécurité avec les pays voisins, l’UE et l’OTAN qu’à une autonomie aussi élevée que possible.

Rattachement à l’UE: un rejet croissant

En ce qui concerne le rapprochement politique avec l’UE, le tableau est cependant différent: 48% des personnes sondées s’opposent à une intégration plus soutenue dans le marché intérieur de l’UE si celle-ci devait impliquer l’adoption, par la Suisse, de prescriptions européennes supplémentaires. Seuls 44% y sont favorables, tandis que 8% ne se prononcent pas. Le scepticisme et le sentiment de rejet à l’égard de l’accord négocié ont tendance à s’amplifier. Pourtant, c’est précisément ce constat que la «NZZ» passe sous silence.

Le sondage peut être interprété comme suit: la population établit une distinction particulièrement nette entre de bonnes relations avec l’UE et un rattachement institutionnel à celle-ci. Lorsque l’on prend cette distinction au sérieux, on ne peut présenter les accords de rattachement à l’UE comme la simple poursuite anodine de la voie bilatérale.